Un week-end chantier au château de la Guibourgère : des jeunes au service du patrimoine

Ponçage et entretien des boiseries du salon du château

À la Guibourgère, restaurer le château est une aventure qui se construit aussi à plusieurs. Depuis le début du projet, des groupes de jeunes viennent ponctuellement prêter main-forte le temps d’un week-end. Parmi eux, plusieurs groupes de guides-aînées ont troqué leurs activités habituelles contre quelques jours de chantier, entre vieilles pierres, poussière et moments partagés.

L’occasion pour elles de financer une partie de leurs projets de camp, mais aussi de participer concrètement à la restauration d’un lieu chargé d’histoire.

Chantier dans les communs pour abattre les cloisons

Venir travailler au château le temps d’un week-end

Pour la plupart, la Guibourgère était une découverte totale. Venir y travailler le temps d’un week-end était l’occasion de financer une partie de leur camp tout en participant à une aventure collective et à un projet concret de restauration du patrimoine.

Comme le résume Iris : « Participer à un beau et grand projet, c’est un vrai plus ! »

Même motivation du côté de Guillemette et de son groupe angevin : travailler pour financer leur camp, bien sûr, mais en réalisant « des travaux manuels porteurs de sens » et en contribuant à la restauration du patrimoine.

Et avant même de commencer, une première surprise les attend : l'ampleur des lieux.

« Nous ne nous attendions pas à une telle bâtisse. La lumière de janvier traversante dans le grand salon était si belle ! Sans parler des allées », se souvient Iris.

Grand nettoyage de la chapelle du XVIIème siècle

Mettre la main à la pâte

Une fois les sacs posés, place au chantier. Et il ne s’agit pas simplement de donner un petit coup de balai !

Au fil des différents week-ends, les groupes participent à de nombreux travaux : enlever du papier peint, casser du plâtre et des cloisons, retirer des parpaings qui condamnaient certaines fenêtres, poncer les murs en bois d’une pièce, traiter un escalier ou encore nettoyer et cirer d’anciennes tomettes.

Certaines découvrent des gestes qu’elles n’avaient jamais réalisés auparavant. Guillemette retient notamment une leçon essentielle : le bois se ponce dans un certain sens si l’on veut éviter les marques !

Mais certaines missions rencontrent un succès particulier : « On a particulièrement aimé casser les cloisons et les murs ! », reconnaît-elle.

Dans la chapelle aussi, le chantier réserve des surprises. En retirant le plâtre des murs, le groupe d’Iris découvre en dessous de jolies fresques. Un moment qui restera l'un des temps forts de son week-end.

Une fois les sacs posés, place au chantier. Et il ne s’agit pas simplement de donner un petit coup de balai !

Au fil des différents week-ends, les groupes participent à de nombreux travaux : enlever du papier peint, casser du plâtre et des cloisons, retirer des parpaings qui condamnaient certaines fenêtres, poncer les murs en bois d’une pièce, traiter un escalier ou encore nettoyer et cirer d’anciennes tomettes.

Certaines découvrent des gestes qu’elles n’avaient jamais réalisés auparavant. Guillemette retient notamment une leçon essentielle : le bois se ponce dans un certain sens si l’on veut éviter les marques !

Mais certaines missions rencontrent un succès particulier : « On a particulièrement aimé casser les cloisons et les murs ! », reconnaît-elle.

Dans la chapelle aussi, le chantier réserve des surprises. En retirant le plâtre des murs, le groupe d’Iris découvre en dessous de jolies fresques. Un moment qui restera l'un des temps forts de son week-end.

Découvrir l’envers du décor d’un château en restauration

Ces quelques jours permettent aussi aux jeunes de découvrir une réalité que l’on imagine moins lorsque l’on regarde un château depuis sa grande allée : l’ampleur du travail nécessaire pour lui redonner vie.

« Le château était en mauvais état, il y avait tout à faire », raconte Enora. Mais au fil du week-end, en découvrant l’histoire des lieux et le projet porté par Philippe, le groupe se prend au jeu : « Nous nous le sommes rapidement approprié et nous avons été d’autant plus motivées pour travailler. »

Pour certaines, déjà sensibles aux vieilles pierres, cette expérience permet surtout de mesurer ce que représente réellement un tel chantier : du temps, de la patience et la capacité à se projeter sur plusieurs années.

Bien plus qu’un chantier

Mais ces week-ends ne se résument pas aux travaux accomplis.

Il y a aussi les repas pris ensemble, les discussions avec Philippe le propriétaire, les rencontres entre différents groupes, les soirées autour du feu de cheminée et les matelas de camp installés dans les grandes pièces du château.

Iris garde notamment le souvenir d’une soirée : « Un moment très joyeux entre jeux et bon dîner réconfortant après une belle journée de travail. »

Pour Guillemette aussi, les repas partagés avec le propriétaire font partie des meilleurs souvenirs : des moments « de détente, de rires et de discussions très intéressantes ».

Et puis il y a les invités imprévus du chantier…

Les poules de la Guibourgère, visiblement peu impressionnées par l’agitation, n’hésitent pas à venir inspecter les travaux, y compris à l’intérieur du château !

Transmettre les vieilles pierres aux générations suivantes

Derrière les travaux et les bons souvenirs, ces week-ends sont aussi l’occasion de porter un autre regard sur le patrimoine.

Pour le groupe de Guillemette, déjà sensible aux bâtiments anciens, le chantier a permis de « prendre conscience de l’ampleur de la tâche que représente un tel projet de restauration » et de l’importance de penser sur le long terme pour préserver ces lieux.

Iris y voit également une question de transmission. Selon elle, ces grandes bâtisses doivent continuer à vivre et à trouver leur place dans notre époque, notamment en devenant des lieux de rencontre entre les générations.

C’est précisément tout l’intérêt de ces week-ends à la Guibourgère : faire avancer le chantier, mais aussi ouvrir le château, partager son histoire et permettre à une nouvelle génération de participer à sa renaissance.

Et l’envie de revenir…

À la fin du week-end, une chose semble faire l’unanimité : l’expérience donne envie de revenir.

Certaines l’ont d’ailleurs déjà fait avec des amis. D’autres projettent un nouveau week-end avec leur groupe. Et lorsqu’on demande à Guillemette ce qu’elle dirait à d’autres jeunes tentés par l’expérience, sa réponse tient en un mot :

« Foncez ! »

Un conseil qui résume finalement assez bien l’esprit de ces week-ends : quelques jours pour travailler de ses mains, vivre ensemble, découvrir les coulisses d’un château en pleine restauration… et apporter, à son échelle, sa pierre à l’édifice.

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Premières Journées du Patrimoine à la Guibourgère : le château ouvre ses portes